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Les silences de Dieu!

Sophonie 3.17
L’Éternel ton Dieu est au milieu de toi, un héros qui sauve. Il se réjouira à cause de toi d’une grande joie; il se taira dans son amour; il se réjouira à ton sujet avec chant de triomphe.

Le monde dans lequel nous nous trouvons et la société dans laquelle nous vivons nous poussent à la consommation, à une consommation effrénée et insatiable même. Il faut que tout aille vite, qu’il y ait du rendement et que toutes nos questions trouvent rapidement des réponses. Tout n’est qu’agitation et bruit autour de nous, au point qu’il en est devenu presque impossible de trouver un moment de répit, un moment dans le calme et le silence pour simplement se reposer et réfléchir. Ainsi, tout naturellement, il nous semble que notre vie spirituelle doit être régie par les mêmes règles et nous sommes tentés, sauf erreur de ma part, d’exiger de la part de notre Seigneur des réponses immédiates à nos divers tracas. Toutefois, en étudiant les Écritures, nous constatons que nos voies ne sont pas les voies de Dieu tout comme nos pensées ne sont pas les Siennes (Esaïe 55:8)! En effet, devant Lui, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour (2 Pierre 3:8)!

Le Seigneur prend Son temps, Il fait toutes choses belles en Son temps (Ecclésiaste 3:11) et amène toutes Ses oeuvres à la perfection (Philippiens 1:6). Notre Dieu n’est jamais ni en avance ni en retard mais toujours à l’heure. Quel profit aurions-nous donc à contester avec notre Dieu (Job 39:35) en discutant des temps et des moments qu’Il fixe de Sa propre autorité (Actes 1:7)? Les silences de Dieu ne nous sont-ils pas salutaires et ne sont-ils pas propres à susciter quelque vertu dans nos coeurs? N’est-il pas écrit, en effet, que la patience est une des composantes du fruit de l’Esprit (Galates 5:22)? N’est-ce pas le moyen que notre Dieu utilise pour nous éprouver et voir ce qui est dans notre coeur (Deutéronome 8:2)?

L’épreuve de notre foi produit la patience nous enseignent les Écritures (Jacques 1:3). C’est donc là un sujet d’actions de grâce que les silences de Dieu car notre foi, de laquelle il est écrit qu’elle est plus précieuse que l’or périssable (1 Pierre 1:7), s’en trouve affermie à l’issue de l’épreuve! Christ doit être formé en nous (Galates 4:19), or cela ne se fait pas en un jour ni dans la précipitation et la hâte. Il est nécessaire que du temps y soit employé. Le potier ne s’y reprend-il pas à plusieurs fois pour former son vase (Romains 9:21)? L’argent n’est-il pas affiné au creuset afin que toutes scories et impuretés en soient détachées (Malachie 3:3)?

Par ailleurs, les silences de Dieu ne sont-ils pas également propres à créer en nous une plus grande soif de Lui (Psaume 42:3) afin de nous permettre de réaliser combien précieuses sont Ses paroles (1 Samuel 3:1)? Ne sont-ils pas comme des aiguillons pour nous amener nous aussi à nous exclamer comme le psalmiste en disant: « Comme un cerf brame après les eaux courantes, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu! » (Psaume 42:2)? N’est-ce pas là un exercice des plus utiles pour nous afin de nous aider à nous détacher toujours davantage du monde et de sa convoitise (1 Jean 2:17) pour reconnaitre que notre souverain bien consiste en ce que nous pouvons nous approcher de Dieu (Psaume 73:28)? Etant ainsi assoiffés et comme dans un désert dans ce monde, notre Dieu pourra alors répandre l’eau vive de Sa Parole sur nous afin de nous désaltérer (Osée 2:14).

Assurément, s’il nous semble être privés pour un temps de la lumière du Tout-Puissant (Job 22:25) au point que tout ne nous paraît être que ténèbres autour de nous, nous pouvons pourtant être convaincus que ce n’est que pour un temps, pour notre bien et notre croissance spirituelle, car Son Amour pour nous n’a jamais vacillé, pas même un instant (Esaïe 54:10)! En effet, il est écrit que Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3:16)! Comment donc notre Dieu, qui est Amour (1 Jean 4:8), qui a donné Son Fils unique (Jean 1:14) pour sauver des pécheurs (1 Timothée 1:15) pourrait rejeter ceux pour qui Il a accepté de payer un si grand prix (1 Corinthiens 6:20)? Il est écrit que Dieu ne peut se renier Lui-même (2 Timothée 2:13). C’est pourquoi, quoi qu’il en soit, quelle que soit notre expérience, si le Seigneur Jésus-Christ est notre Berger (Jean 10:14), ne doutons jamais de l’Amour de Dieu pour nous (1 Jean 4:16). Rien ne saurait le détruire tant il est fort (Cantique des cantiques 8:6). Les silences que nous pouvons expérimenter dans nos vies, les temps arides que nous pouvons traverser les uns les autres ne sont donc pas une punition mais autant de marques d’amour et de tendresse de la part de notre Dieu. Qui pourra nous séparer de Son Amour (Romains 8:39)?

Par conséquent, comme nous y sommes invités, demeurons dans le calme et la tranquillité (Esaïe 30:15) même si la tempête fait rage autour de nous et que le Seigneur semble ne pas y prendre garde (Matthieu 8:24). En effet, s’Il se trouve dans notre barque nous n’avons absolument rien à craindre (Luc 8:24). Puisse le Seigneur, dans Sa grâce, affermir toujours davantage notre confiance en Lui afin que nous demeurions dans la joie et dans le contentement (1 Timothée 6:6) tant dans les temps d’abondance spirituelle que dans ceux de disette (Philippiens 4:12) et qu’en toutes occasions nous puissions nous souvenir de ces paroles que Lui-même a déclaré: « Ne crains point, crois seulement » (Marc 5:36). Gloire à Dieu!

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