La Course de la Montagne Sainte

""Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ." Philippiens 3:14"

La Course de la Montagne Sainte

La Course de la Montagne Sainte

""Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ." Philippiens 3:14"

Il était une fois, au pied de la Montagne Sainte, dont le sommet touchait les nuages, deux créatures convoquées par le Grand Berger : un Loup au pelage sombre et aux muscles saillants, et un petit Agneau à la laine blanche et au pas hésitant.

Le Berger montra le sommet, où brillait une lumière dorée, et dit :

« Celui qui atteindra le sommet recevra la Couronne de Vie. Il n'y a qu'une seule règle : suivez ma voix, car le chemin est étroit. »

Le départ : Orgueil contre Humilité

Dès le signal, le Loup bondit. Il pensa en lui-même : « Pourquoi suivre le sentier tortueux tracé par le Berger ? Je suis rapide, je suis fort. Je vois un raccourci par les falaises. Je serai assis sur le trône avant même que le Berger n'y arrive. Je serai plus grand que celui qui a tracé la route. »

Ivre de sa propre puissance, le Loup s'élança à travers les ronces, escaladant les rochers avec une agilité féroce. Il ne regardait pas le sol, il ne regardait que sa propre ombre grandissante.

L'Agneau, lui, tremblait. Il savait que ses pattes étaient fragiles. Il leva les yeux vers le Berger et murmura : « Je ne peux pas y arriver seul. »

Le Berger lui sourit et chuchota : « Écoute mon sifflement. Pose tes pas là où j'ai laissé mon empreinte. »

L'épreuve : Vitesse contre Sagesse

À mi-chemin, un brouillard épais (l'épreuve du doute) tomba sur la montagne.

Le Loup, qui avait pris une avance considérable, se retrouva aveuglé. Comme il avait quitté le sentier balisé pour aller plus vite, il n'avait aucun repère. Paniqué, il compta sur son instinct. « Je vais courir encore plus vite pour sortir de ce nuage ! » hurla-t-il. Mais dans sa course folle et aveugle, guidé par l'ambition de son cœur, il ne vit pas le ravin. Il glissa, se blessa, et se retrouva coincé dans une crevasse, furieux et épuisé, prisonnier de sa propre force devenue inutile.


L'Agneau entra aussi dans le brouillard. Il ne voyait rien. La peur le saisit. Il s'arrêta net. Au lieu de courir, il s'agenouilla et tendit l'oreille.

Au loin, une voix douce traversa la brume : « À gauche, petit, près du rocher. Continue. »

L'Agneau avança doucement, pas à pas. Il ne cherchait pas à être rapide, il cherchait à être juste. Dans son cœur, il se répétait cette promesse comme un chant de marche :

« Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. » (Philippiens 3:14)

L'arrivée

Des heures plus tard, alors que le soleil perçait les nuages, une silhouette apparut au sommet. Ce n'était pas le Loup puissant, mais l'Agneau persévérant. Il n'était pas arrivé le premier par la vitesse, mais il était le seul à être arrivé.

Le Berger l'attendait, les bras ouverts. L'Agneau ne se vanta pas de son exploit, car il savait que c'était la voix du Berger qui l'avait porté.

La leçon à retenir

Cette allégorie nous enseigne que dans la course de la foi, la vitesse sans la direction est une vanité.
Le loup a échoué car il a cru que ses dons naturels (force, intelligence, rapidité) suffisaient pour s'élever au-dessus de son Créateur. Il a couru pour sa propre gloire.
L'agneau a vaincu non pas parce qu'il était fort, mais parce qu'il était dépendant. Il a compris que la vraie victoire ne réside pas dans le fait de dépasser les autres, mais de ne jamais perdre de vue le Berger.

Ce n'est pas celui qui court le plus vite qui remporte le prix, mais celui qui écoute le mieux.

Cette histoire vous a touché ?